09 mai 2008
A toi qui me fait goûter au Voyage de l'Ame.

"The Bird Watcher" by Gilad
(dédié à A.-S.)
Je suis un ange-fey, un lutin qui se baigne au son de ton Âme,
Je suis un parfum de lumière, enveloppé autour de tes épaules,
Une brume de tendresse apposant son baiser sur tes joues délicates,
L'oeil doré regarde sans complexe mon oeuf énergétique,
Il se mêle ces soirs de printemps à la splendeur de ton être
Dans un balai sensuel à l'innocence divine immaculée,
Il ne fait jamais sombre dans mes nuits depuis que tu es là
Et sortir de ces songes nocturnes est une épreuve chaque matin,
Un malaise de respirer autre chose que l'air de ton univers sacré,
Cette onde où nous vibrons parfois ensembles, où tu me montres
D'un doigt délicat les merveilles de l'Âme que l'on abrite
Chacun au plus profond de notre coeur,
De notre coeur battant en rythme avec le chant parsemé
De ces pures et libres odes à l'Amour de l'Univers céleste.
29 avril 2008
Requiem de la liberté

"Sex machine" by Karmaone
Des années ont passé au coté de l'arpège moraliste,
D'un regard aigre je maudissais ce mélange de chair,
L'agitation électrique des esprits qui s'unissaient,
Un long métrage sur la déchéance dans mes projections.
Le temps à griffer mes sulfureuses ailes atrophiées,
Et me voilà en train de monter les marches obscures
Vers le gouffre d'où sortait le voile illusoire.
Chaque goutte de sang est un tissu retiré de mon corps,
Une chaleur a faire fondre l'armure d'étain monte en moi,
La sueur calcinée se dessine dans mes songes érotisants
Et dénoue les liens qui me tenaient loin des libertains.
C'est un acte d'innocence qui se dessine à l'encre suave,
Au parfum de ton parfum, toi qui partage l'instant présent,
Notre acte est innocence car l'offrande est mon orgasme,
Je tisse les lois de l'univers dans mes viscères brûlantes,
Ces tables qui ignorent l'orgeuil humain et son égoïsme,
La liberté d'être heureux, voilà ce qu'on accomplit serein,
En ce matin ensoleillé, je ne veux appartenir à personne.
En ce matin ensoleillé...
Je ne veux plus appartenir à personne...
22 avril 2008
Sanglots intimes

"Still raining in my dreams" by Tragic Bride
"Marche doucement, car tu marche sur mes rêves" (William B. Yeats)
J'aurais trop honte qu'on me voit comme ça,
Pleurer en silence de larmes inavouées,
Enveloppé par un tendre cocon musical,
Je regrette ce bonheur consumé, cette flamme
Qui doucement et par d'interminables soubresauts
Se réduit à sa destination inéluctable : le néant,
Et ses grimoires ternis par le temps qui se rétrécit,
Par nos conjugaisons à l'imparfait de l'éternité.
L'amour s'en est allé vers des cieux plus cléments,
La vie a retiré de ma vie l'effluve iliaque aux milles charmes,
Un jour peut-être retrouverais-je ce parfum d'innocence
Qui était ma demeure lorsque je me trouvais auprès d'elle,
Un jour je serais prêt à accueillir la splendeur de la vie,
Qu'il y ait un elle ou pas, un jour je serais lumière et lueur,
Parfum céleste de tendresse pour chaque âme de saphir.
L'océan creuse avec persévérance la faille de mon coeur,
Ce vide sentimental que je n'avais jamais abrité en mon sein,
Je sens la peine m'envahir par moment, me submerger,
Trahir ma faiblesse d'homme, sensible pétale baigné de rosée,
Elle est partie. Je le sais maintenant, qu'elle ne reviendra pas.
Le bonheur se stratifie dans les couches sombres de ma mémoire.
Elle était celle qui m'a poussé dans mes retranchements,
Par une violence parfois ardue, j'ai pu découvrir mon âme
Et sa tenace férocité contre une adversité aimante,
Nous nous affrontions dans le sang, nous réconciliant
Dans la sueur d'un amour toride, tortueux et charnel,
J'ai connu la flamme brûlante et la glace terrifiante,
Mon sol était devenu un acier tendre, mon temple
Un lieu sacré qui brillait de plus en plus fort au delà
Des tumultes de nos soubresauts ténébreux.
L'âme parlait pour moi ce Vendredi des créatures marines,
J'aurais voulu me désagréger de souffrance et de colère
Contre ce dieu qui jamais ne ménage notre personnalité,
Mais l'âme m'a tenu fermement de ces fils d'argent lunaires,
Ma bouche était la porte vers cet autre monde qui m'habite,
Car la seule chose que l'univers voulait était ta délivrance,
Ce que je ressens n'est rien car je vois le Chemin qui se trace,
Les filaments de l'avenir sont tout autour de nous et je flaire,
Qui du tigre, qui du chien, affrontant cette vérité troublante.
Je me sais malgré tout ce que je voudrais bien espérer croire,
Un être humain avec ses faiblesses et ses blessures enfouies,
Une personne avec des désirs, des espoirs, des songes fous,
Un besoin de souffler je t'aime dans un soupir d'apaisement,
De murmurer ce couplet de mot en m'endormant sereinement,
De l'offrir à un ange, à une âme qui s'est abîmée dans l'océan...
Marche doucement...
Car tu marche sur mes rêves...
21 avril 2008
Arachnoïde

"Metamorphosis" by CrisVector
L'âme déploie son chagrin d'émeraude
Sifflant les émotions arachnéennes,
Huit milliers de pieux s'articulent hargneux
Autour d'une bulle effacée, rêveuse,
L'araignée humaine et ses milles juges
Laissent de marbre la sphère cristalline
Non sans hurler, non sans s'apitoyer,
Rien n'y fait, le sanglant est silencieux,
Bullon ne comprend pas ce qu'on lui veux,
Frissonne la surface de son monde
Car elle ne brille pas comme les adultes,
Sa lueur est tendre innocence hâtée,
Charme enfantin d'une douceur perdue,
Un jour le Bonheur, en mon coeur Bleuté,
L'océan me recueille sous sa vague
Comme en tout temps de mon humeur saline,
Berce le poisson qui perd ses écailles.
Je me sens mourir en chaque éternel
A chaque soupir, l'inspiration naît,
Le premier souffle de l'enfantement,
Je naît sur le cercle à la queue mordue,
La mort m'enfante, la naissance m'envole,
Ce jeu fait rire le divin, et nous,
Si peu parfois quand on croît au sérieux,
Quand on espère qu'il soit maturité,
Quand il n'est que dépravation morbide.
Sulfureuse liqueur.

"Creativity" by NataliRusanova
Mes saphirs suintent en coeur les larmes d'avril,
Une lueur s'écoule dans les sillons froid
De ma peau parcheminée de mélancolie
Quand ce masque s'agrège à mon être ébloui
Sans relâche par le jugement d'Oeil d'effroi,
Seigneur de l'inexistence de ma vie fébrile.
Cette formation universelle établit
Les règles et les lois sur des tablettes emplies
De mousses et de vers : sentiments de vide, de rien.
L'Oeil sait que j'ignore comment déployer les mains
Avec un amour sans fin pour mes pairs meurtris,
L'Oeil sait, orgueilleux de ce savoir réfléchit.
La plume se fait corbeau sous ma main tremblante
Lorsqu'un parfum déchire celui de mon Âme ;
Et mes mots réfutent le savoir ancestral,
Combattant l'intellect ; place à l'augurale
Expression venimeuse du sang noir des drames !
Véhément poison aux strangulations charmantes.
15 avril 2008
Mon Nom est Légion (hihi ^^)

"Sun" by Everestelle
Un soleil de printemps naissant me bénie ce jour,
Je sens l'aurore d'une manne énergétique se libérer,
Un parfum épique dans la folie humaine des sages,
Le rire illumine le sang qui chatouille nos veines,
Sens-tu la chaleur, l'amour fraternel qui vit en nous ?
La tendresse qui nous vient du divin et nous enveloppe,
Je veux vous la faire goûter, du bout des lèvres,
Du bout d'un doigt, le paradis descend sur terre,
Chuuuut...
Écoute la musique des sphères et le chant de ton Âme,
Il n'y a pas plus belle et plus pure drogue sacrée,
Le souffle céleste imprègne le corps de la Vérité,
La cellule sait, le Bonheur est déjà là en Soi,
La vie n'est que Joie quand nous laissons Parler
Les parcelles de lumière qui papillonnent, coquines,
Dans la prunelle de notre iris enflammée de Plaisir.
Je vous souhaite de tout mon Être, ma soeur, mon frère,
De connaître un jour le Lien qui nous unis tous
A la flammèche étincelante, enfantée de Ce qui
N'a jamais été engendré, et qui engendre Tout,
Le divin, le Tao, Dieu, Wakan Tanka, le Cosmique,
Son Nom importe peu, le Sentir est la seule Vérité.
