20 juin 2008
Célestin et son Liber Thym

"Vanoise" by Faondejade
Il est dit, ma semblable, dans mon Liber Thé :
"Celui là qui marche à bras le corps
Du courant remuant les échines à contre-marée,
Dessine de ses mains un sourire à la mort.
Il arbore infidèlement une bouche de putain,
Des lèvres maléficiées gorgées d'un pieu vice
Au souffre azuré, aux milles lendemains
Entrecroisés sous l'augure des saveurs d'épices.
Celui là nage dans le tendre océan des carmins."
Il est dit, mon semblable, dans mon Libre Thym :
"Celui là qui nage dans les baisers du divins
Se réveille écarlate de douceur sous l'aurore
Délicate d'un parfum de femme ou d'ange éthéré,
Il est de ce monde et de tous les autres, charmé
Par ces univers de tendresse, en parfait accord
Avec les amazones et les légionnaires rouquins,
Rien qu'une larme, d'une salive au sang humain."
La poussière assombrit l'atmosphère étouffante
De moiteur qui règne dans nos corps fébriles,
La connaissance est déposée sur un support du temps,
Là où d'autres ont alangui leur chair brûlante,
Là où d'autres affaisseront leurs résistances,
Dans une danse au sourire tranché dans la panse,
L'orgiaque désir de communion humain s'implante,
Depuis notre premier cri jusqu'à notre dément
Dernier soupir de jouissance, un battement de cil,
Du bout de mes dents, j'épouse ta nuque avenante...

"Words" by Ssilence
14 juin 2008
Un moment d'une vie.

Grandeur de l'homme by Faondejade
C'est là où une aube commence
Que le crépuscule s'annonce,
Le solaire y dépose sa semence,
Dans une terre vierge de ronces.
Je suis hérisson pour les voleurs,
Vampires d'attention et de saveurs,
Approche et écorches-toi sur moi,
Ma courbe charnelle avale ton roi.
Le feu dans mon oeil consume l'aurore
De ce mensonge surajouté en ton sein,
Trop bon, trop con, la gentillesse
D'un ange devenue l'aigre caresse
Viens glisser, innocence de gamin,
Sur l'échine de ce que j'annonce
[une mort.
Celle d'un jour prochain,
Celle d'un jour sans lendemain.
09 mai 2008
A toi qui me fait goûter au Voyage de l'Ame.

"The Bird Watcher" by Gilad
(dédié à A.-S.)
Je suis un ange-fey, un lutin qui se baigne au son de ton Âme,
Je suis un parfum de lumière, enveloppé autour de tes épaules,
Une brume de tendresse apposant son baiser sur tes joues délicates,
L'oeil doré regarde sans complexe mon oeuf énergétique,
Il se mêle ces soirs de printemps à la splendeur de ton être
Dans un balai sensuel à l'innocence divine immaculée,
Il ne fait jamais sombre dans mes nuits depuis que tu es là
Et sortir de ces songes nocturnes est une épreuve chaque matin,
Un malaise de respirer autre chose que l'air de ton univers sacré,
Cette onde où nous vibrons parfois ensembles, où tu me montres
D'un doigt délicat les merveilles de l'Âme que l'on abrite
Chacun au plus profond de notre coeur,
De notre coeur battant en rythme avec le chant parsemé
De ces pures et libres odes à l'Amour de l'Univers céleste.
29 avril 2008
Requiem de la liberté

"Sex machine" by Karmaone
Des années ont passé au coté de l'arpège moraliste,
D'un regard aigre je maudissais ce mélange de chair,
L'agitation électrique des esprits qui s'unissaient,
Un long métrage sur la déchéance dans mes projections.
Le temps à griffer mes sulfureuses ailes atrophiées,
Et me voilà en train de monter les marches obscures
Vers le gouffre d'où sortait le voile illusoire.
Chaque goutte de sang est un tissu retiré de mon corps,
Une chaleur a faire fondre l'armure d'étain monte en moi,
La sueur calcinée se dessine dans mes songes érotisants
Et dénoue les liens qui me tenaient loin des libertains.
C'est un acte d'innocence qui se dessine à l'encre suave,
Au parfum de ton parfum, toi qui partage l'instant présent,
Notre acte est innocence car l'offrande est mon orgasme,
Je tisse les lois de l'univers dans mes viscères brûlantes,
Ces tables qui ignorent l'orgeuil humain et son égoïsme,
La liberté d'être heureux, voilà ce qu'on accomplit serein,
En ce matin ensoleillé, je ne veux appartenir à personne.
En ce matin ensoleillé...
Je ne veux plus appartenir à personne...
22 avril 2008
Sanglots intimes

"Still raining in my dreams" by Tragic Bride
"Marche doucement, car tu marche sur mes rêves" (William B. Yeats)
J'aurais trop honte qu'on me voit comme ça,
Pleurer en silence de larmes inavouées,
Enveloppé par un tendre cocon musical,
Je regrette ce bonheur consumé, cette flamme
Qui doucement et par d'interminables soubresauts
Se réduit à sa destination inéluctable : le néant,
Et ses grimoires ternis par le temps qui se rétrécit,
Par nos conjugaisons à l'imparfait de l'éternité.
L'amour s'en est allé vers des cieux plus cléments,
La vie a retiré de ma vie l'effluve iliaque aux milles charmes,
Un jour peut-être retrouverais-je ce parfum d'innocence
Qui était ma demeure lorsque je me trouvais auprès d'elle,
Un jour je serais prêt à accueillir la splendeur de la vie,
Qu'il y ait un elle ou pas, un jour je serais lumière et lueur,
Parfum céleste de tendresse pour chaque âme de saphir.
L'océan creuse avec persévérance la faille de mon coeur,
Ce vide sentimental que je n'avais jamais abrité en mon sein,
Je sens la peine m'envahir par moment, me submerger,
Trahir ma faiblesse d'homme, sensible pétale baigné de rosée,
Elle est partie. Je le sais maintenant, qu'elle ne reviendra pas.
Le bonheur se stratifie dans les couches sombres de ma mémoire.
Elle était celle qui m'a poussé dans mes retranchements,
Par une violence parfois ardue, j'ai pu découvrir mon âme
Et sa tenace férocité contre une adversité aimante,
Nous nous affrontions dans le sang, nous réconciliant
Dans la sueur d'un amour toride, tortueux et charnel,
J'ai connu la flamme brûlante et la glace terrifiante,
Mon sol était devenu un acier tendre, mon temple
Un lieu sacré qui brillait de plus en plus fort au delà
Des tumultes de nos soubresauts ténébreux.
L'âme parlait pour moi ce Vendredi des créatures marines,
J'aurais voulu me désagréger de souffrance et de colère
Contre ce dieu qui jamais ne ménage notre personnalité,
Mais l'âme m'a tenu fermement de ces fils d'argent lunaires,
Ma bouche était la porte vers cet autre monde qui m'habite,
Car la seule chose que l'univers voulait était ta délivrance,
Ce que je ressens n'est rien car je vois le Chemin qui se trace,
Les filaments de l'avenir sont tout autour de nous et je flaire,
Qui du tigre, qui du chien, affrontant cette vérité troublante.
Je me sais malgré tout ce que je voudrais bien espérer croire,
Un être humain avec ses faiblesses et ses blessures enfouies,
Une personne avec des désirs, des espoirs, des songes fous,
Un besoin de souffler je t'aime dans un soupir d'apaisement,
De murmurer ce couplet de mot en m'endormant sereinement,
De l'offrir à un ange, à une âme qui s'est abîmée dans l'océan...
Marche doucement...
Car tu marche sur mes rêves...
21 avril 2008
Arachnoïde

"Metamorphosis" by CrisVector
L'âme déploie son chagrin d'émeraude
Sifflant les émotions arachnéennes,
Huit milliers de pieux s'articulent hargneux
Autour d'une bulle effacée, rêveuse,
L'araignée humaine et ses milles juges
Laissent de marbre la sphère cristalline
Non sans hurler, non sans s'apitoyer,
Rien n'y fait, le sanglant est silencieux,
Bullon ne comprend pas ce qu'on lui veux,
Frissonne la surface de son monde
Car elle ne brille pas comme les adultes,
Sa lueur est tendre innocence hâtée,
Charme enfantin d'une douceur perdue,
Un jour le Bonheur, en mon coeur Bleuté,
L'océan me recueille sous sa vague
Comme en tout temps de mon humeur saline,
Berce le poisson qui perd ses écailles.
Je me sens mourir en chaque éternel
A chaque soupir, l'inspiration naît,
Le premier souffle de l'enfantement,
Je naît sur le cercle à la queue mordue,
La mort m'enfante, la naissance m'envole,
Ce jeu fait rire le divin, et nous,
Si peu parfois quand on croît au sérieux,
Quand on espère qu'il soit maturité,
Quand il n'est que dépravation morbide.
Sulfureuse liqueur.

"Creativity" by NataliRusanova
Mes saphirs suintent en coeur les larmes d'avril,
Une lueur s'écoule dans les sillons froid
De ma peau parcheminée de mélancolie
Quand ce masque s'agrège à mon être ébloui
Sans relâche par le jugement d'Oeil d'effroi,
Seigneur de l'inexistence de ma vie fébrile.
Cette formation universelle établit
Les règles et les lois sur des tablettes emplies
De mousses et de vers : sentiments de vide, de rien.
L'Oeil sait que j'ignore comment déployer les mains
Avec un amour sans fin pour mes pairs meurtris,
L'Oeil sait, orgueilleux de ce savoir réfléchit.
La plume se fait corbeau sous ma main tremblante
Lorsqu'un parfum déchire celui de mon Âme ;
Et mes mots réfutent le savoir ancestral,
Combattant l'intellect ; place à l'augurale
Expression venimeuse du sang noir des drames !
Véhément poison aux strangulations charmantes.
15 avril 2008
Mon Nom est Légion (hihi ^^)

"Sun" by Everestelle
Un soleil de printemps naissant me bénie ce jour,
Je sens l'aurore d'une manne énergétique se libérer,
Un parfum épique dans la folie humaine des sages,
Le rire illumine le sang qui chatouille nos veines,
Sens-tu la chaleur, l'amour fraternel qui vit en nous ?
La tendresse qui nous vient du divin et nous enveloppe,
Je veux vous la faire goûter, du bout des lèvres,
Du bout d'un doigt, le paradis descend sur terre,
Chuuuut...
Écoute la musique des sphères et le chant de ton Âme,
Il n'y a pas plus belle et plus pure drogue sacrée,
Le souffle céleste imprègne le corps de la Vérité,
La cellule sait, le Bonheur est déjà là en Soi,
La vie n'est que Joie quand nous laissons Parler
Les parcelles de lumière qui papillonnent, coquines,
Dans la prunelle de notre iris enflammée de Plaisir.
Je vous souhaite de tout mon Être, ma soeur, mon frère,
De connaître un jour le Lien qui nous unis tous
A la flammèche étincelante, enfantée de Ce qui
N'a jamais été engendré, et qui engendre Tout,
Le divin, le Tao, Dieu, Wakan Tanka, le Cosmique,
Son Nom importe peu, le Sentir est la seule Vérité.
14 avril 2008
Un jour d'avril (Thanks lilly)

"Blessing" by Volond
C'était un jour d'avril au parfum de magie,
Un jour où ma vie a basculé, mais je l'ignorais.
Chacun était là par hasard, sans prétention,
Les âmes se sont touchées, sans nous demander.
Des silences, le coeur sérré, battant la chamade,
A ne rien y comprendre, je saigne un je t'aime,
Je signe l'électrique de ma chair et de mon âme,
L'aventure pouvait commencer, la folie devancée.
Un nuage de coton, de douceur ; je voulais conjurer
Ta douleur et ta peine, t'offrir de connaître l'amour,
Etre l'énergie qui souderais les failles en toi.
Nous avons pleuré, dansé de nos corps, chanté,
L'orage nous habita parfois, pour nous montrer
Comment poser nos pas, comment changer ensembles.
Je te remercie pour ces trois printemps mouvementés,
Fait de chair, de sang, de larmes aigües, de fou rires.
On a appris non sans peine la liberté, celle-là même
Dont nous parlions un vendredi, avec calme et douceur.
Il me faudra encore du temps pour grandir,
Que mon âme se détache de ses rêves passés,
Que la soie de la vie recouvre mes soupirs,
Tu m'a donné la plus belle façon d'apprendre,
D'évoluer, de me rapprocher plus encore du songe
Qu'émis l'Ange Libéré : l'Amour Universel.
13 avril 2008
La grande âme

"Stock 64" by Soleildenuit2
Les facettes de mon âme se battent contre ce soleil,
L'océan céleste, partout, baigné de sa lumière.
La flamme prend dans mon tronc les scories d'un amour
Qui me dévore tranquillement dans le bassin aqueux,
Je me sens comme un vampire assoiffé d'énergie.
La mémoire cellulaire émerge à la conscience,
Le temps a fait son affaire, affaiblit
De jour en jour.
Mon corps tremble parfois, crie en silence le manque,
Manque de toi, manque d'elle, qui que vous soyez,
Ma vie était une alternance de moi et de toi, de nous,
Je dois me dévêtir désormais car, tu ne me cache plus
à mon Dieu.
J'ai faim de la tendresse humaine, mon aura s'agite,
Un flot doré, étriqué, inonde l'aquachambrium.
Sensation éparse de fissures, de bris et de bruits,
Craquements violents dans les planches de mon esprit,
Sous le grenier des souvenirs s'empile l'inavoué,
La noirceur culturelle adoptée de la vie à deux,
Je hurle à la liberté, défais ce qui fut fait.
L'attente se fait lourde, lancinante expression
D'un mécanisme à la clavicule rouillée,
Touche la boule noire qui s'accroche à l'os,
Le poison humain distillé en son propre corps.
D'autres l'ont assez fait, mourir et mourir encore,
J'en ris à Dieux déployés car
L'extension est déterminée.
Crois-tu qu'il soit aisé d'entraver une personnalité
Que la souffrance effleure à peine,
Celui qui Sait me soutien d'une main invisible,
D'un Verbe qui n'est audible qu'en traversant.
Tout ceci est un jeu, le sourire même souffrant,
La douleur n'est vraie que pour l'âme existante,
Tout est différent, tout est en train de changé.
Je déguste l'âme éclairée le parfum de la Vie.
L'Eros se révèle en moi, Plaisir divin retrouvé.
